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Principe d'analogie

De nos jours, peu de gens osent encore mettre en doute le fait que les animaux tels que les mammifères et les oiseaux puissent ressentir de la douleur. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas. Des scientifiques et philosophes connus tels que Descartes ont prétendu pendant des siècles que la souffrance était un « droit » exclusif à l’homme. Jusque dans les années ’80, les interventions chirurgicales sur les nouveau-nés se déroulaient même sans aucune anesthésie. A l’époque, l’opinion générale était que les nouveau-nés n’étaient pas encore capables d’éprouver de la douleur, même s’il était admis qu’un transfert des stimuli douloureux s’opérait via les nerfs.

Chez les animaux, ce n’est que depuis quelques années qu’on admet que l’envoi de stimuli de douleur dans le cerveau provoque une expérience émotionnelle négative. Bien que le cerveau humain soit beaucoup plus complexe que celui des animaux, les ganglions nerveux qui s’activent chez l’homme et l’animal en cas de souffrance sont exactement les mêmes. Les hommes et les animaux réagissent de façon très semblable face à la douleur. Les scientifiques, s’appuyant sur ce “
principe d’analogie”, ont conclu que la douleur des animaux n’est pas simplement un réflexe, mais bel et bien une expérience négative associée à une souffrance émotionnelle.

Nombreux sont ceux qui pensent que le seuil de la douleur chez les ruminants est beaucoup plus élevé que chez les autres espèces animales, telles que l’homme et les animaux de compagnie. Cependant, selon les scientifiques, le ressenti de la douleur est très semblable chez les différents mammifères. Le fait que les vaches soient très stoïques face à la douleur rend les signes de souffrance difficiles à détecter.

Certains auteurs prétendent qu’il s’agit là d’une stratégie dans l’évolution de l’espèce animale. En effet, les prédateurs choisissent de préférence les individus les plus faibles du troupeau car ils sont une proie plus facile à capturer. L’ancêtre de la vache avait donc tout intérêt à ne pas montrer sa douleur.


Plan de Contrôle Mammites ou protocole de traitement

Le Plan de Contrôle Mammites ou protocole de traitement est établi sur mesure par le vétérinaire. Il décrit au fermier comment agir pour chaque cas de mammite.

  • Quel antibiotique local (“dans le pis”) il doit utiliser.
  • Quel antibiotique injectable (“dans le cou”) il doit utiliser.
  • Quand il doit utiliser un anti-inflammatoire.

E. coli

On écrit E.coli pour Escherichia coli, un germe gram-négatif. E. coli est la bactérie la plus répandue dans le système digestif de l’être humain et de l’animal. Nos excréments en contiennent des milliards. La plupart des souches d’ E. coli sont totalement inoffensives. Elles font partie de notre flore intestinale et freinent la prolifération d’autres germes plus nocifs : ceux-ci doivent se battre pour garder leur place et leur nourriture dans l’intestin. De cette manière, les E. coli protègent notre système intestinal et en plus, elles sont responsables de la production de la vitamine K.

Le passage d’E. coli en dehors de l’intestin peut avoir des conséquences graves. La bactérie est immédiatement reconnue par le système de immunitaire, qui réagit massivement. La réaction inflammatoire provoque une fièvre élevée et une infection généralisée. L’animal peut tomber en état de choc et finalement mourir.
 
Certaines souches d’E. coli sont également dangereuses dans l’intestin-même et peuvent rendre l’animal malade. Elles produisent des toxines qui perturbent l’équilibre en eau du gros intestin. Celui-ci est la dernière étape du processus de digestion : toute l’eau est éliminée des déchets issus de la digestion afin que l’animal perde le moins d’eau possible. Si ce mécanisme est bloqué, l’animal peut se déshydrater et principalement dans le cas des jeunes veaux, mourir rapidement

Les bactéries Gram-négatives et Gram-positives

Les bactéries se divisent grosso modo en 2 grands groupes : les bactéries Gram-positives et Gram-négatives. Ce nom provient d’un test inventé par le microbiologiste danois H.C. Gram. En coloriant les bactéries et en les observant sous le microscope, il a pu déterminer 2 grands groupes. Les différentes couleurs s’expliquent par une différence fondamentale dans la structure de la paroi cellulaire.

Hyperalgésie

On parle d’hyperalgésie lorsque la vache réagit plus fort que la normale aux stimuli de douleur. En cas d’infection mammaire, elle réagira par exemple plus fortement à la piqûre d’une aiguille à hauteur des pattes.

MRSA

Le Staphylococcus aureus est une bactérie souvent rencontrée sur la peau et dans le nez des humains et des animaux sains. Dans certains cas toutefois, il prolifère et devient une véritable « bête noire » pour le pis par exemple. Chez l’homme, cette bactérie est plus connue sous le nom de MRSA, qui est en fait celui d’un sous-groupe spécifique et résistant. MRSA est l’abréviation de Methicillin Resistant Staphylococcus aureus. La bactérie a reçu ce nom en 1959, lorsqu’on découvrit qu’elle avait réussi à développer une résistance à l’antibiotique méthicilline, qui n’était disponible sur le marché que depuis quelques mois. Le MRSA est fréquent dans les hôpitaux, où il représente une menace redoutée, après les interventions chirurgicales par exemple.

Importance du MRSA dans le secteur de l’élevage.

En raison de l’utilisation importante des antibiotiques qui y est faite, le secteur de l’élevage est également en point de mire et ce, depuis un certain temps déjà. Des recherches effectuées au Pays-Bas et en Belgique ont révélé que les porcs sont également porteurs du MRSA. Il s’agit toutefois d’autres souches que celles présentes dans les hôpitaux. Des souches ont également été isolées dans le secteur des veaux viandeux et, dans une moindre mesure, dans des échantillons de lait de vache. Les personnes au contact de ces animaux s’avéraient être des porteurs potentiels de ces souches d’origine animale. Les chercheurs craignent que cette bactérie continue à se propager dans la population (source: Folia Veterinaria 2008 n° 1).

Spectre des antibiotiques

Les antibiotiques qui ne sont efficaces que contre un des deux groupes de bactéries, par exemple contre les germes Gram-positifs sont appelés les antibiotiques à spectre étroit. Les antibiotiques actifs contre les germes Gram-positifs et Gram-négatifs sont appelés antibiotiques à large spectre

 

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